• THE Livre : la suite et les anecdotes de la rédaction : Jean Baptiste Le Coq, poilu de la 1ère guerre mondiale

    THE Livre : la suite et les anecdotes de la rédaction (4)

    Jean Baptiste Le Coq, poilu de la 1ère guerre mondiale

    (Recherches sur le passé militaire de Jean Baptiste Le Coq (1893 - 1968)

     

     

     

    PAGE 44 du Livre

     

    THE Livre : la suite et les anecdotes de la rédaction : Jean Baptiste Le Coq, poilu de la 1ère guerre mondiale

    Comme vous avez pu le lire dans THE livre, votre arrière grand père (le papa de Papy Coq) et ses 2 frères, se sont battus pendant la "Grande Guerre, la guerre de 14-18.

    La semaine prochaine, vont passer à la télévision, des reportages sur cet évènement mondial, qui paralysa nombre de pays, et de laquelle découlera une réorganisation totale de l'Europe de l'époque.

    L'Europe d'aujourd'hui a en effet le désir de commémorer en "grandes pompes" le centenaire de la fin de cette guerre, dont l'armistice a été signée le 11 novembre 1918.

    Dans ce but, le Ministère de la Culture, associé au Ministère de la Défense, a travaillé depuis des années, et mis en ligne un site internet unique : le "Grand Mémorial"

     clic ici

    Ce site retrace les fiches matricules des 9 millions de combattants de cette guerre !

    Je l'ai trouvé en cherchant les traces de nos aîeux sur le site des "Archives départementales des Côtes d'Armor. Nous avons la chance que ce site soit très complet, puisque toutes les informations possibles ont été numérisées et déposées en ligne ! Celui-ci mentionnait que pour toutes informations complémentaires sur les personnes, on pouvait retrouver le passé militaire des hommes sur ce Grand Mémorial... ce que je me suis empressée de faire !

    Au début, je ne retrouvais aucune trace des 3 frères sur ce site. En fait, j'ai compris assez vite que les fiches matricule étaient classées par année, et que ce n'était pas l'année de naissance du combattant, mais celle de sa "classe" d'appartenance en tant que militaire.

    En effet, les hommes faisaient leur service militaire obligatoire à 20 ans à l'époque, ils étaient appelés sous les drapeaux l'année de leurs 20 ans, on calculait donc :

    année de naissance + 20 , pour connaitre leur "classe d'appel".

    Je tenais à vous parler aujourd'hui de votre aïeul, car cette guerre l'a construit en tant qu'homme, mais elle l'a aussi meurtri au plus profond de ses chairs, et l'a marqué pour toute sa vie, y compris celle de ses enfants qui n'étaient même pas encore nés à l'époque !

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    Mais tout d'abord, commençons par les 2 frères de Jean Baptiste.

    Prosper (à l'état civil, Alexis Prosper), né en 1891 (donc 2 ans plus vieux que son frère Jean Baptiste) incorpore en août 1912 le 26ème Bataillon de Chasseurs à pied, il passe son permis de conduire et est conducteur de voiture en mai et juin 1913. Mobilisé pour aller combattre le 2 août 1914, mais très souvent malade et blessé jusqu'en 1916, il est affecté aux Mines de la Planquette dans l'Aveyron, à partir du 3 août 1917 jusqu'en octobre 1918. Démobilisé en 1919, il réintègre le 26ème Bataillon de Chasseurs à pied, localisé à Vincennes. C'est très certainement de là qu'il décide, ayant passé son permis de conduire dans l'armée, à devenir taxi sur Paris (nb : c'est lui qui accueille Françoise, Jean et Arthur à Paris en 1927, quand ils arrivent de Bretagne, page  du Livre)

    Il intègre le 2ème Régiment d'Infanterie Coloniale en 1924 (réserviste) mais n'a pas d'affectation.

    Sa fiche matricule signale qu'il est mobilisé le 1er septembre 1939 (2nde guerre mondiale) mais n'aura pas d'affectation durant cette guerre (il a 48 ans en 1939).

     

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    Elle nous signale également qu'il habitera Bobigny, 2 rue Pierre Curie, en 1939.

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    Voici une photo de sa maison, telle qu'on peut la voir aujourd'hui, grâce à Google Maps.

    Prosper se marie à Jeane GOURE en 1939 (achète t-il cette maison au moment de se marier ?)

    Il mourra en 1946.

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    Prosper à Hérouval vers 1940 (1er débout à droite)

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    Le 2ème frère de Jean Baptiste est Joseph (à l'état civil Léonard Joseph) :

    né en octobre 1897 (4 ans plus jeune que Jean Baptiste), il incorpore le 24ème Régiment de Dragons le 10 janvier 1916 (il n'a que 19 ans) comme cavalier de 2nde classe (comme son frère JB)

    Passé au 8ème Cuirassier en 1917, il est mobilisé en mai, mais intoxiqué au gaz en octobre, il retourne au Bodéo

    Invalide à - 10 %  (pour infection pleuro -pulmonaire) il est démobilisé.

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    (fiche matricule de Léonard Joseph)

    Sa fiche matricule nous informe qu'il réside à Epinay sur orge (près de Versailles) en 1919

    Il rencontre Marie David et l'épouse le 6 avril 1921

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    (mariage de Joseph Le Coq et Marie David - 1921)

    En 1928, ils arrivent à Travecy (dans l'Aisne). Sa fiche matricule nous dit qu'il est contremaître - chef de culture

    Marie donne naissance à 2 enfants : Robert, et Jean (voir page 11 du Livre)

    C'est ici à Canlers, qu'ils sont rejoints par Jean Baptiste, Françoise, Jean et Arthur, en 1927

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    (1930, Joseph et Marie)

     

    Mais Marie décède le 26 juillet 1935, la fiche matricule nous apprend qu'ils sont dans une ferme près de Melun.

    Joseph rencontre Reine et se remarie le 18 avril 1936.

    Ils déménagent plusieurs fois, pour arriver à Juvisy s/Orge (près de Versailles) Rue de la Solidarité.

    Reine, Joseph, et Robert, feront l'objet d'une article complet un autre jour.

    Nous avons tellement de souvenirs (et donc de photos) avec la "fameuse Tante Reine" !

    Pour nos petites cousines Elisabeth et Marie Françoise, il serait peut être intéressant de savoir de quoi Marie, et Joseph sont décédés ?

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    Jean Baptiste Le Coq, enfin, est né en juillet 1893, il a 20 ans en 1913, et est incorporé au 12ème Régiment de Cuirassiers, comme Cavalier de 2nde classe. Lors de la déclaration de guerre par la France à l'Allemagne, il fait partie de la "classe 1913". Tous les hommes nés en 1893 (classe 1913 donc) étaient enrôlés pour faire 2 ans de service militaire à l'époque ! mais en 1913 justement, et juste avant la guerre, une loi prolonge le service militaire obligatoire à 3 ans.

    Mobilisé immédiatement (le 2 août 1914) dans le même régiment où il avait été incorporé en 1913, il rejoint sont bataillon à Rambouillet (dans les Yvelines), et part combattre sur les champs de bataille dans l'est de la France.

    La devis du régiment est : "Au danger Mon plaisir"

    c'est tout dire !!

    Pour ceux que celà intéresse, un très beau et très complet manuscrit retrace les batailles de ce régiment pendant cette guerre. Je l'ai trouvé sur internet, vous pouvez le lire ou le télécharger sur l'adresse suivante :

    clic ici

     

    On y parle effectivement de la mobilisation du 2 août 1914 (page 3)

    Pendant les 2 premiers mois de la mobilisation, le but est d'interdire l'accès aux allemands sur Paris. Un front est maintenu dans l'Est de la France autour de Verdun, pour barrer la route aux allemands.

    Puis il faut barrer la route vers Dunkerque, des combats sont menés par le Bataillon entre Frandres, Artois et Picardie. Puis c'est le départ pour la Champagne en septembre 1915.

    Peu à peu, c'est là qu'ils passent de leur position à cheval à l'infanterie comme éclaireurs en Infanterie. Des cours de maniement des armes leurs sont donnés.

     Après les tranchées de Verdun, c'est en avril 1917 qu'ils arrivet sur le chemin des Dames, dans l'Aisne. Puis ils défendent le Fort de La Pompelle, sur les hauteurs de Reims (un fort avec armurerie qui se situe dans les collines ).

    C'est dans la région d'Amiens, lors de violents combats contre l'ennemi, et afin de défendre les positions de cette ville, que Jean Baptiste reçoit un gros éclat d'obus dans le bas du dos.

     Son livret militaire mentionne :

     « Invalide -10 % trou obus région lombaire »

     

    Je vous parlerais plus tard du voyage que firent Jean et Suzanne, avec Reine Marie et Stéphane,  sur les traces de Jean Baptiste, dans l'est de la France.

     

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    (Carte de Combattant et de mutilé de guerre, de Jean Baptiste)

     

    Personnellement, je me suis interrogée quand à la question : d'où vient ce nom de Cuirassier ?

    Ce régiment a été créé par Napoléon, est est en fait une cavalerie à cheval, les militaires portaient une « cuirasse » (d'où leur surnom : les « cuirs »), ils faisaient partie d'un régiment de « Dragons » , et étaient chargés d'aller faire les reconnaissances à cheval (« éclaireurs » avant les combats), mais peu à peu on les a mis au combat réel, mais leurs chevaux n'étaient pas adaptés aux batailles, de plus les combats menés pendant la 1ère guerre mondiale étaient plus aisés à pied qu'à cheval, et cette guerre n'était pas une « guerre de mouvement », elle ne n'est redevenue qu'à la fin, c'est là que l'on a remis les cavaliers sur les chevaux.

     

    Louis Ferdinand Céline, devenu célèbre écrivain, a fait partie d'un Régiment de « Cuirassiers », il passe même maréchal des logis en 1914. Son roman « Voyage au bout de la nuit » écrit en 1932 relate en fait son expérience de Cuirassier pendant la Grande Guerre, ainsi qu'un autre roman écrit plus tard en 1949 : « Casse pipe ».

    Peut- être a t-il croisé Jean Baptiste dans les tranchées ou sur les champs de bataille ?

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    Jean Baptiste Le Coq, poilu, 2nde classe (en perme en 1913)

     

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    Avec son frère Joseph, en 1918

     

    Militariste dans l'âme, Gaulliste convaincu, il était très patriote, et aimait par dessus tout son pays, la France.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Zabeau
    Dimanche 11 Novembre à 01:05

    Très actualité en ce moment. Article passionnant sur nos ancêtres et nos racines. Bravo Brigitte pour ces recherches. 

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